Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme. Dieu les bénit, et Dieu leur dit: Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l’assujettissez; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre. Genèse 1:27, 28.

Adam fut couronné roi en Eden. Toute domination sur les choses que Dieu avait créées lui fut donnée. Le Seigneur bénit Adam et Eve en les dotant d’une intelligence qu’il n’avait accordée à aucune autre créature. Il fit d’Adam le souverain suprême de toutes les œuvres nées de la main divine.1The S.D.A. Bible Commentary 1:1082.

Créés pour être “l’image et la gloire de Dieu”, Adam et Eve avaient reçu des dons qui n’étaient pas indignes de leur haute destinée. … Toutes les facultés de l’âme et de l’esprit réfléchissaient la gloire de Dieu. Dotés de capacités mentales et spirituelles élevées, Adam et Eve avaient été créés “un peu inférieurs aux anges”.2Education, 14.

Bien que créés innocents et saints, nos premiers parents n’échappaient pas à la possibilité de faire le mal. Doué du libre arbitre, à même d’apprécier la sagesse et la bienveillance de Dieu, ainsi que la justice de ses exigences, l’homme restait parfaitement libre d’obéir ou de désobéir. Il jouissait de la société de Dieu et des saints anges; mais il ne pouvait être en état d’éternelle sécurité tant que sa fidélité n’avait pas été mise à l’épreuve. Aussi, dès le début, une restriction lui fut imposée, qui mit une bride à l’égoïsme, cette passion fatale qui avait causé la perte de Satan. L’arbre de la connaissance placé au milieu du jardin, près de l’arbre de vie, devait servir à éprouver l’obéissance et la reconnaissance de nos premiers parents. … Il n’existe pas de gouvernement sans lois. L’une des conditions indispensables de l’existence de l’homme était, en sa qualité de sujet, l’obéissance aux lois de Dieu. …

S’ils restaient fidèles à Dieu, Adam et sa compagne gouverneraient la terre, investis d’une autorité suprême sur tous les êtres vivants. Le lion et l’agneau jouaient paisiblement autour d’eux, ou se couchaient côte à côte à leurs pieds. Au-dessus de leur tête, les oiseaux voltigeaient sans crainte. A leur ramage, vraie action de grâces à l’adresse du Père et du Fils, nos premiers parents unissaient leur voix.3Patriarches et prophètes, 25-27.

Puissance de la Grâce – Ellen White