Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d’Abraham, héritiers selon la promesse. Galates 3:29.

Il est écrit d’Abraham qu’il “fut appelé ami de Dieu”, qu’il “fut le père de tous ceux qui ont la foi”. …

C’est une rare distinction que reçut Abraham d’être appelé le père d’un peuple destiné à être, durant des siècles, le gardien et le conservateur de la vérité divine; d’un peuple par l’intermédiaire duquel les nations de la terre seraient bénies grâce au Messie promis.37Patriarches et prophètes, 120.

Le patriarche entretenait des relations cordiales avec ses voisins et jouissait, parmi les peuplades environnantes, de la considération due à un chef sage et puissant. Sa vie et son caractère, qui formaient un contraste frappant avec les mœurs des idolâtres, exerçaient une influence décisive en faveur de la vraie foi. Son invariable fidélité envers son Dieu, son affabilité, sa bienfaisance et sa noble simplicité lui étaient rendues en confiance, en amitié, en respect et en honneurs.

Pour Abraham, la vraie religion n’était pas un trésor précieux à garder égoïstement pour soi-même. Une telle attitude était contraire à sa nature et à ses principes. Un cœur où Jésus habite est incapable de cacher le rayonnement de cette présence. Aussi cette lumière, au lieu de diminuer, y brille d’un éclat qui grandit de jour en jour, au fur et à mesure que, sous l’action du Soleil de justice, disparaissent les brumes de l’égoïsme et du péché.

Représentants de Dieu sur la terre, les croyants doivent être des flambeaux au sein des ténèbres morales de ce monde. Dispersés dans les bourgs, les villes et les villages, ils y sont les témoins, les ambassadeurs par lesquels Jésus veut communiquer à un monde incrédule la connaissance de sa volonté et les merveilles de sa grâce. Son désir est que ceux qui participent à son grand salut soient des missionnaires du Très-Haut. C’est d’ailleurs par la piété du chrétien que les mondains jugent l’Evangile. Les épreuves supportées avec constance, les bienfaits reçus avec gratitude, la douceur, la bonté, la miséricorde, en un mot l’amour du prochain, voilà les vertus qui illuminent le monde.38Patriarches et prophètes, 112, 113.

Puissance de la Grâce – Ellen White