Dieu est pour nous le Dieu des délivrances, et l’Eternel, le Seigneur, peut nous garantir de la mort. Psaumes 68:21.

Aucun homme n’est tombé si fortement et si profondément que Dieu ne le puisse secourir, quelle que soit sa détresse. Qu’y a-t-il donc d’impossible pour notre Seigneur Dieu, en sorte que nous n’osions nous risquer sur lui de manière consolée? Oui, c’est à partir de rien qu’il a créé le ciel et la terre, qu’il a tout créé. Chaque année encore il fait les arbres remplis de cerises, de pommes, de poires et il n’a besoin de rien pour tout cela. Pour notre part, quand la neige de l’hiver est là, il nous paraît impossible qu’il puisse se produire une seule cerise à partir de cette neige. Mais Dieu c’est l’homme qui peut tout produire à son heure, qui peut rendre vivant ce qui est mort et appeler ce qui n’est pas, afin que cela soit. Bref, aussi profonde que puisse être la chute, elle n’est pas si profonde que notre Seigneur Dieu ne puisse en relever et en redresser. Il est nécessaire que nous reconnaissions et sachions que de telles œuvres appartiennent à Dieu, que pour lui rien n’est impossible, afin que nous apprenions, quand cela va mal, à compter de manière intrépide sur sa toute-puissance. Que vienne la guerre ou tout autre malheur, pensons qu’il y a là un secours, un Sauveur, qui possède une main, toute-puissante et capable d’aider. Voilà la juste et la véridique foi. A cause de Dieu on doit être hardi et ne pas perdre courage. Car ce que ni moi, ni les autres hommes nous ne pouvons et nous n’avons la faculté de faire, Dieu le peut, il en est capable. Quand ni moi, ni les autres nous ne pouvons plus aider, alors il peut m’aider et me sauver de la mort, comme le dit le Psaume 68: nous avons un Dieu qui aide, le Seigneur des Seigneurs, qui sauve de la mort. Aussi, que notre cœur soit toujours hardi et consolé. Qu’il tienne ferme à Dieu. Les cœurs qui servent Dieu avec justesse et qui l’aiment, sont justement ceux qui ne perdent pas courage et qui sont intrépides. En Dieu et son fils Jésus-Christ nous devons être hardis. Car ce que nous ne pouvons pas, il le peut; ce que nous n’avons pas, il l’a. Si nous ne pouvons pas nous aider, il peut aider, il le veut faire très volontiers et avec bon cœur.61The Review and Herald, 4 juillet 1907.

Luther

Puissance de la Grâce – Ellen White