Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. Matthieu 26:39.
{PG 169.1}
Dans le jardin de Gethsémané, le Christ souffrit à la place de l’homme, et la nature humaine du Fils de Dieu chancela sous l’horreur de la culpabilité du péché, au point que ce cri d’agonie s’échappa de ses lèvres pâles et tremblantes: “Mon Père, s’il est possible, que cette coupe s’éloigne de moi!” … La nature humaine de Jésus aurait succombé au jardin de Gethsémané, dans l’horreur du sentiment du péché, si un ange descendu du ciel n’était venu apporter des forces à celui qui était en train d’agoniser. … Christ souffrait la mort réservée aux transgresseurs de la loi divine. {PG 169.2}
C’est une chose terrible pour un pécheur impénitent que de tomber entre les mains du Dieu vivant! La destruction du monde par le déluge et celle de Sodome par le feu n’en fournissent-elles pas la preuve? Mais jamais preuve d’une aussi grande ampleur ne nous a été donnée que l’agonie du Christ, Fils du Dieu infini, qui dut subir la colère de son Père pour un monde pécheur. C’était à cause du péché, transgression de la loi divine, que le jardin de Gethsémané était devenu le lieu des souffrances suprêmes endurées pour un monde perdu. Aucune angoisse, aucune agonie ne peuvent être comparées à celles que le Fils de Dieu connut alors. {PG 169.3}
L’homme n’a pas été créé pour porter le poids du péché et il ne connaîtra jamais l’horreur de la malédiction que le Sauveur subit. Aucune douleur ne peut être comparée avec celle du Christ écrasé par le poids de la colère divine. L’homme, à cause de sa nature finie, ne peut supporter que peu d’épreuves et de souffrances, sinon il est voué à la mort; mais la nature du Christ possédait une plus grande capacité de résistance à la souffrance. … Le salaire du péché, c’est la mort, mais le don de Dieu, c’est la vie éternelle par Jésus-Christ pour le pécheur qui se repent et qui croit.17 {PG 169.4}
L’épée de la justice fut sortie de son fourreau et la colère de Dieu contre l’iniquité se porta sur le substitut de l’homme, Jésus-Christ, Fils unique du Père.18 {PG 169.5}

Puissance de la Grâce – Ellen White