Il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. Ésaïe 53:5. {PG 172.1}
Que de gens ont minimisé les aspects du sacrifice du Christ! Ils pensent que Jésus n’a supporté qu’en partie les peines de la condamnation de la loi divine; ils supposent que lorsque la colère de Dieu frappait son Fils bien-aimé, celui-ci, à travers ses terribles souffrances, jouissait de l’amour de son Père et de son approbation. Ils supposent aussi que les portes du tombeau qui l’attendait étaient illuminées par une espérance éclatante et que le Christ avait la certitude de sa gloire future. Que de graves erreurs! Jésus dans son angoisse la plus déchirante avait le sentiment du déplaisir de son Père. Son agonie morale atteignit un tel degré que l’homme ne peut en avoir la plus faible conception. {PG 172.2}
Pour beaucoup de personnes, le récit de l’abaissement, de l’humiliation et du sacrifice de notre divin Sauveur n’éveille pas en elles un intérêt plus profond… que l’histoire de la mort de ceux qui sont morts pour le Christ. Tant de créatures sont mortes à la suite de tortures prolongées, tant d’autres ont été crucifiées; en quoi la mort du Fils de Dieu diffère-t-elle de celle de ces martyrs? … Si les souffrances du Christ n’avaient été que physiques, alors sa mort ne serait pas plus émouvante que celle de certains de ces martyrs. Mais la souffrance physique ne représente qu’un faible élément dans l’agonie du Fils bien-aimé de Dieu. Les péchés du monde étaient sur lui ainsi que le sentiment de la colère divine alors qu’il subissait le châtiment de la transgression de la loi. Voilà ce qui brisa son âme. … La séparation que le péché produit entre Dieu et l’homme fut pleinement ressentie par l’innocente victime du Calvaire. Celle-ci, opprimée par les puissances des ténèbres, ne reçut aucun rayon de lumière pour éclairer l’avenir. … Quelle heure poignante pour le Christ! Les ténèbres l’environnaient, la face de Dieu lui était dérobée, des légions de démons l’entouraient, les péchés du monde l’accablaient, ce qui lui arracha ces mots: “Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné?” … {PG 172.3}
En comparaison avec les promesses de la vie éternelle, tout, ici-bas, nous paraît insignifiant.21 {PG 172.4}

Puissance de la Grâce – Ellen White