Moi et le Père nous sommes un. Jean 10:30. {PG 190.1}
Dieu lui-même fut crucifié avec le Christ, car le Christ était un avec le Père.68 {PG 190.2}
Il en est peu qui considèrent les souffrances que le péché a causées à notre Créateur. Le ciel tout entier a souffert de l’agonie du Christ, mais cette affliction n’a pas commencé et ne s’est pas terminée lors de la manifestation en chair du Sauveur. La croix est une révélation, à nos sens émoussés, de la douleur que le péché, dès qu’il fut conçu, a causé au cœur de Dieu. Chaque injustice, chaque acte de cruauté, chaque échec essuyé par l’humanité dans ses efforts pour atteindre l’idéal divin remplit son cœur de tristesse. Il nous est dit que lorsque les calamités qui devaient nécessairement résulter de la séparation d’avec Dieu tombèrent sur les Juifs, “l’Eternel fut touché des maux d’Israël”, “Dans toutes leurs détresses ils n’ont pas été sans secours. … Constamment il les a soutenus et portés, aux anciens jours.” Juges 10:16; Ésaïe 63:9. {PG 190.3}
Notre monde est un vaste hôpital, un théâtre où se jouent des scènes de misères si grandes que nous n’osons pas même permettre à nos pensées de s’y arrêter. Si nous pouvions en avoir une idée exacte, le fardeau serait trop lourd à porter. Cependant, il pèse tout entier sur le cœur de Dieu.69 {PG 190.4}
Il n’y a pas un soupir, pas une douleur, pas un chagrin qui ne trouve un écho dans le cœur du Père.70 {PG 190.5}
Dieu qui connaît la profondeur du désespoir et de la misère humaine, sait aussi quel moyen employer pour les soulager. … Bien que les hommes aient abusé de la bonté divine, dissipé leurs talents et perdu leur dignité originelle, le Créateur doit être glorifié par leur rédemption.71 {PG 190.6}
Afin de détruire le péché et ses conséquences, il a donné son Fils bien-aimé et nous a rendus capables, en nous associant à lui, de mettre fin aux détresses humaines.72 {PG 190.7}
Convenablement entraînée, notre jeunesse pourrait fournir une armée d’ouvriers capables de porter au monde entier, avec une rapidité inouïe, le message d’un Sauveur qui a été crucifié, qui est ressuscité et qui revient bientôt. La fin ne tarderait plus; ce serait le terme des souffrances, des douleurs, du péché.73 {PG 190.8}

Puissance de la Grâce – Ellen White