Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l’homme soit élevé, afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle. Jean 3:14, 15. {PG 316.1}
Une importante leçon spirituelle se dégageait de l’élévation du serpent. Nombres 21:4-9. Les Hébreux ne pouvaient par eux-mêmes se préserver des effets du venin fatal. Dieu seul pouvait les guérir, mais à condition qu’ils croient au remède divinement prescrit. Il fallait regarder pour vivre. C’était leur foi qui était agréable à Dieu, et cette foi, ils la manifestaient en considérant le serpent comme le symbole du Rédempteur à venir, grâce aux seuls mérites duquel on peut être sauvé. Jusqu’alors, un grand nombre d’Israélites avaient apporté leurs offrandes à Dieu avec la pensée qu’ils faisaient ainsi l’entière expiation de leurs péchés. Or, Dieu voulait leur enseigner que leurs sacrifices n’ayant par eux-mêmes pas plus de vertu que le serpent d’airain, ils devaient diriger leur pensée vers le Sauveur promis. … {PG 316.2}
Les Israélites qui sauvèrent leur vie en regardant le serpent avaient manifesté leur foi. De même, le pécheur qui dirige son regard sur le Sauveur vivra. Par la foi au sacrifice expiatoire, il recevra le pardon. Différent du symbole inerte et inanimé, Jésus-Christ possède en lui-même une vertu, un pouvoir qui guérit le pécheur repentant. {PG 316.3}
Mais si le pécheur est incapable de se sauver lui-même, il a cependant quelque chose à faire pour obtenir le salut. “Je ne mettrai point dehors celui qui vient à moi” (Jean 6:37), dit le Sauveur. Il faut venir à lui, et quand nous nous détournons de nos péchés, il faut croire qu’il nous accueille et nous pardonne. La foi est la main de l’âme qui s’empare de la grâce et de la miséricorde divines. … {PG 316.4}
Jésus vous a donné sa parole. Il sauve tous ceux qui viennent à lui. Des millions de personnes en quête de guérison rejettent sa miséricorde, mais il n’en laissera pas périr une seule qui se confie en ses mérites.4 {PG 316.5}

Puissance de la Grâce – Ellen White